Prostate

La prostate est une glande sexuelle chez l’homme. La prostate est située sous la vessie.
La prostate est un organe creux traversé par l’urètre prostatique.
La prostate participe à la formation du sperme avec les spermatozoïdes.
La prostate participe à l’éjaculation lors des séances de sexes.
La prostate protège l’homme des invasions bactériennes de l’extérieur.
Au milieu de la prostate est situé l’ostium éjaculateur ou véru montanum qui est la
terminaison de canaux éjaculateurs en provenance des vésicules séminales
Il existe une zone fibromusculaire périphérique qui la fait se contracter lors l’éjaculation et de
l’orgasme.
La prostate est une zone très sensible qui peut entraîner des douleurs parfois appelées
prostatodynie. Ses douleurs sont parfois difficiles à prendre en charge et assez invalidantes.
Les douleurs de la prostate ne sont pas en rapport avec une maladie pouvant entrainer la mort.
Les douleurs de la prostate peuvent altérer la qualité de vie.
La prostate peut être également source de plaisir lors de massages prostatiques chez certaines
personnes. La prostate est parfois appelée le point G de l’homme.
Le PSA (prostatique antigène spécifique) est une hormone de la prostate qui est sécrétée
naturellement par la prostate. Le PSA sert à liquéfier le sperme pour libérer les
spermatozoïdes. L’éjaculation se fait sous forme semi solide de gel car il est plus facile de
propulser un gel qu’un liquide. Mais après l’éjaculation dans le cul de sac vaginal postérieur
les spermatozoïdes doivent sortir du gel et remonter l’utérus vers l’ovule pour que la
fécondation ait lieu. Le PSA étire et dissous les fibres du gel du sperme pour libérer le
spermatozoïde et commencer la course à l’ovule.
Le PSA est une hormone très utile pour la reproduction et la perpétuation de l’humanité.
Le PSA passe dans le sang de façon normale. Il peut être dosé dans le sérum sanguin par une
prise de sang. Le sérum est le liquide contenu dans le sang quand on a enlevé les cellules
(globules rouges, globules blancs, plaquettes). Le PSA peut être augmenté en cas maladie de
type prostatite, adénome prostate ou hypertrophie bénigne de la prostate et cancer de prostate.
La prostate peut être malade de trois pathologies. La prostatite qui est d’origine inflammatoire
et infectieuse est une pathologie qui donne des signes cliniques spécifiques.
La prostate peut avoir une hypertrophie bénigne de la prostate qui est une maladie touchant la
partie centrale de la prostate. L’hypertrophie bénigne de la prostate est un gonflement diffus
de la glande qui obstrue progressivement l’urètre prostatique et entraine des signes cliniques
obstructifs à type de pollakiurie (le fait de souvent aller faire pipi), nycturie (le fait de se lever
la nuit), dysurie (le fait d’être obligé de pousser pour uriner), retard au démarrage (le fait
d’être obligé d’attendre plusieurs secondes avant d’uriner), rétention d’urine (le fait de ne plus
pouvoir uriner et d’avoir mal).
Cette maladie est traitée dans un premier temps par les règles hygiéno-diététique et mesures
physiques. Il convient de perdre un peu de poids 4 à 5 kg, puis de pratiquer une activité
sportive 3 à 5 heures par semaine, on peut également faire de la kinésithérapie générale et
pelvienne. Le renforcement musculaire et le travail pelvien peuvent améliorer le fait d’uriner
et améliorer la vie sexuelle par de meilleures sensations proprioceptives et de mieux contrôler
ses sphincters urinaires. Dans un deuxième temps on peut mettre en place des traitements
médicaux. Les médicaments permettent une amélioration nette des signes urinaires.
Si le patient présente une aggravation malgré le traitement et/ ou une rétention d’urine
récidivante, et/ou une hématurie macroscopique (présence de sang rouge comme du vin rouge
dans les urines) il est alors indiqué de lui proposer une intervention chirurgicale prostatique.
Le traitement chirurgical dépend de la taille de la prostate. Pour des petites prostates le
traitement de référence est la résection endoscopique de prostate. On peut également proposer
une vaporisation de l’excès de tissu prostatique par le laser Thullium, green light, ou l’anse de
vaporisation bipolaire. Pour les grosses prostates on peut proposer une adénomectomie

chirurgicale par voie haute technique de Millin ou de Rinchak qui reste le traitement de
référence puis l’énucléation prostatique par laser holmium de type Holep ou Thullium pulsé.
La prostate peut être malade d’un cancer. Le cancer est l’autonomisation de certaines cellules
du corps qui perdent la capacité à se réguler et à accepter les contrôles des autres cellules. Ces
cellules deviennent immortelles et perdent leur capacité d’apotose (l’apotose capacité à
mourir de façon programmée génétiquement). Ces cellules ayant fait sécession du reste du
corps constituent un organe autonome qui perturbe le fonctionnement normal du corps et le
détruit progressivement en tuant des cellules et des tissus normaux. Le cancer est appelé le
crabe car la destruction ressemble à une attaque de crabe qui grignote petit à petit leur proie.
Parallèlement à cette maladie cancéreuse locale, des cellules migrent dans le corps selon les
voies de circulation de fluides veineux lymphatiques, artériels et donnent ce que l’on appelle
des métastases. Les métastases sont des petits organes tumoraux indépendants du cancer
primitif.
Les métastases sont dangereuses aussi et étouffent progressivement les tissus normaux.
Le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme.
Le cancer de la prostate pour être guéri doit être traité le plus tôt possible avant l’apparition
des signes cliniques. C’est pour cela que l’on parle de dépistage individuel par le dosage
annuel du PSA et le toucher rectal pratiqué par un médecin. Le dépistage de masse n’a pas été
retenu en raison de son coût. Il va de soit que lorsque les gens payent de leur poche, ou que
leur assurance santé privée fait un bilan de santé régulier, celui-ci fait parti intégrante de la
batterie de tests biologiques. Le coût du dosage du PSA est faible 18.72 euros.
Les dernières études internationales ont montré qu’il existe une amélioration de la survie
spécifique des patients dépistés versus ceux qui ne sont pas dépistés. Par ailleurs, le dépistage
améliore la qualité de vie et la qualité de vie avec la maladie chez les gens qui se sont fait
dépister.
L’association française d’urologie et son site internet urofrance.org recommandent le
dépistage individuel et l’information honnête et objective des malades et des patients sur le
cancer de la prostate. L’anacamp association de malades recommande l’information claire des
patients.
La première étape de la prise en charge du cancer localisé de la prostate consiste à la
réalisation de biopsies de la prostate sous échographie guidage. Les prélèvements se font le
plus souvent pour la première fois sous anesthésie locale par la réalisation d’un bloc
prostatique à l’aide d’un anesthésique la xylocaine. La xylocaine est un anesthésique bien
connu car il sert également au dentiste à endormir les dents lors des soins dentaires. Lors des
biopsies de prostate ont prélève à l’aide d’une aiguille à biopsies (trocut) des tout petit
fragments de la glande prostatique appelés carotte biopsique. Les biopsies de prostate ne
disséminent jamais le cancer car il s’agit d’un carcinome et celui ne se fixe pas sur les trajets
de l’aiguille. La préparation pour les biopsies de prostate consiste à la réalisation d’un
lavement par voie rectale et la prise d’une antibioprophylaxie par des antibiotiques de type
fluoroquinolone (un ou deux comprimés) une heure avant. Les biopsies de prostate sont mise
dans une produit de fixation et souvent conditionné sur des mousses spéciale et conditionné
dans des cassettes. Après avoir fixé les biopsies de prostate, elle sont mise dans de la paraffine
et coupé en fine tranche par un microtome et pausé sur des lames de verre avec des colorant et
éventuellement des anticorps pour révéller les cellules cancéreuses. Le médeçin
anatomopathologiste examine au microscope les lames et dicte un compte rendus indiquant
l’emplacement des biopsies de prostate et le sore de différentiation cellulaire appelé score de
gleason. Le score de différentiation cellulaire est important et indique l’agressivité du cancer.
Une cellule cancéreuses est une cellule qui à perdu les caractéristiques d’une cellule normale.
Moins la cellule à des caractéristiques normales plus ont la dit indifférencié. Plus une cellule

est indifférencié plus elle est agressive. Le score de gleason va en général de 4 (2+2) 5(3+2) 6
(3+3), 7 (3+4), 7 (4+3), 8 (4+4) …
Le score de gleason caractérise l’agressivité du cancer. Plus le cancer est agressif plus il faut
le traiter de façon énergique.
Une fois le diagnostic du cancer de la prostate est pausé, tous les éléments du dossier
permettent de prendre une décision de traitement.
Un avis consultatif par une réunion de concertation pluridisciplinaire RCP est pris après
exposition des éléments du dossier médical.
Le cancer de prostate peut être divisé en trois catégories : le cancer de faible risque de fort
risque et de risque intermédiaire. Ces catégorie de cancer de prostate sont définie par les
critères de d’Amico.
Le traitement du cancer de la prostate est réalisé en fonction de l’âge de patient et de son
espérance de vie rapporté à son âge physiologiques et les autres pathologies
Le cancer de prostate de faible risque peut être surveillé. Le cancer peut être surveillé par une
surveillance active. La surveillance ne veut pas dire rien faire. On réalise une surveillance
clinique, le dosage du PSA tous les trois mois, une nouvelles séries de biopsies de prostate
dans l’année qui suit la première série de biopsies de prostate pour ne pas sous évaluer un
cancer de prostate. En général une IRM (imagerie par résonance magnétique nucléaire) de
prostate est réalisé dans les 6 mois suivant la première séries de biopsies de prostate car la
faire avant 6 mois pourrait entrainer des artéfacts et donner des informations faussement
positive. L’IRM de la prostate est un examen qui permet de guider les deuxièmes séries de
biopsies. L’IRM de la prostate est utile en cas de deuxième série de biopsies de prostate.
L’IRM de prostate permet d’avoir une idée du volume tumoral et de situer la tumeur.
Le cancer de la prostate peut être également rehaussé par l’injection intra veineuse de produit
de contraste échographique type Sonovue contrast afin de mieux voir le cancer pendant les
biopsies de prostate.
Les biopsies de la prostate sont conditionnées dans de petites cassettes d’anatomopathologie
et fixées dans un produit chimique comme le formol qui durcit les tissus.
Une fois que les biopsies de prostate ont été fixées on peut les inclure dans un liquide qui se
durcit à température ambiante comme la paraffine.
On obtient alors des blocs qui peuvent être coupés en fines lamelles et mis sur des lames en
verre de microscope.
Les biopsies de prostate coupées sont colorées avec des colorants différents (hématoxyline,
HPS…) qui accentuent les contrastes pour pouvoir reconnaitre les différents éléments du
tissu.
Les biopsies de prostate peuvent également être colorées avec des colorants
immunohistochimiques qui sont des anticorps qui se fixent sur telle ou telle cellule
cancéreuse.
Dans le jargon d’anatomopathologiste on appelle cela faire une immuno. Cette coloration
spéciale est un peu plus longue et un peu plus chère car les anticorps sont très spécifiques
d’un certain type de cellules.
Les biopsies de prostate sont examinées par un médeçin anatomopathologiste qui va faire son
rapport le compte- rendu d’anatomopathologie.
A partir de cette étape d’examen des biopsies de prostate le diagnostic de cancer de prostate
est affirmé et formel.
L’ensemble du dossier du patient et les biopsies de prostate permettent d’établir un stade de la
maladie.
On peut alors réaliser une stadification du patient, appelé TNM.
Il existe quatre stades de la maladie T1, T2 T3 T4.

On peut classer les cancers de prostate en cancer de prostate localisé à la glande prostatique et
les cancers de prostate métastatiques.
Seuls les stades localisés à la glande prostatique du cancer de la prostate peuvent bénéficier
d’un traitement curatif.
Les stades métastatiques du cancer de la prostate bénéficient de traitements médicaux ou
chimiothérapiques qui améliorent la survie des patients mais ne peuvent les guérir.
Pour cette raison le diagnostic du cancer de la prostate doit être fait le plus tôt possible afin de
guérir les malades.
Le dépistage individuel par le dosage sanguin du PSA et le toucher rectal prend alors toute
son importance.